"Conchito, jeune homme bien de sa personne ferait ménage
chez dames seules.
Tenue très très décontractée
Pas sérieuses s'abstenir..."
C'est dans une laverie automatique, confronté à l'impudeur
de celles qui plient méticuleusement leur lingerie fine aux yeux
de tous, que le futur "Conchito" trouve enfin l'idée qui
va lui permettre de gagner dignement sa vie.
Plutôt que d'aller compromettre ses breloques dans un théâtre
douteux de PIgalle, il serait tout aussi judicieux, voire subversif, de
les dodeliner au-dessus d'une moquette Louis Philippe en passant l'aspirateur.
En tout bien tout honneur, car créer sa petite entreprise même
artisanale demande un sérieux et une rigueur propre à satisfaire
ses clientes les plus exigeantes.
Mais il arrive que certaines rencontres déstabilisent parfois le
fragile équilibre intérieur que l'on avait trouvé à
la force du plumeau.
Pour Conchito, sorti tout nu du jardin d'Eden, cette fragilité se
traduit par la sensation de voir rétrécir sa virilité
de façon inéluctable, et par là même de disparaître
tout entier.
Cette obsession tourmentée va peu à peu l'éloigner
de la société et la gente féminine, pour finalement
le plonger dans un véritable dénuement.
C'est dans un style jubilatoire teinté d'ironie et de dérision
que Pascal Juan réussit à nous dépeindre un personnage
non seulement désopilant mais aussi très attachant, que l'on
a envie de suivre jusqu'au bout du chemin, sans doute parce qu'il nous ressemble.
ISBN : 978-2-917897-04-1 / 17€ ttc
Aujourd'hui un phénomène nouveau et surprenant semble s'étendre
dans le monde occidental grâce aux technologies d'internet. Il est
désormais très possible pour chacun de nous de se retrouver
un jour au milieu d'une foule convoquée là non pas pour une
grève ou une manifestation ou un événement culturel
mais parce qu'un rendez-vous sur internet a été pris, souvent
d'ailleurs sans aucun motif si ce n'est d'être ensemble.
A l'heure de la mondialisation où le message que l'on nous délivre
est celui de réduire à tous prix le collectif, de plus en
plus de jeunes et moins jeunes éprouvent le besoin justement de retrouver
un certain frisson collectif en dehors des matchs de foot ou des concerts.
Même s'il arrive quelque-fois que ce frisson les amène à
mettre en péril leur propre existence. L'essentiel est d'être
ensemble.
ISBN : 978-2-917897-03-4 / 16,50 € ttc
Ici, nous sommes dans le royaume du travailler plus, mais à une
époque située dans un futur post apocalyptique où les
êtres humains en sont réduits à vivre dans des bureaux
cloisonnés dans de grandes tours de verre d'un autre siècle.
Ce ne sont plus des êtres humains mais des travaillants.
Dans leur box, prostrés sur leur écran, ces travaillants ne
peuvent se défaire de la paranoïa qui les tenaille à
longueur de journée, celle qui les maintient dans la crainte d'un
système occulte qui peut à tout moment et au moindre écart
les affecter à la rue, châtiment bien plus terrible que la
mort.
Enfermés dehors, ce ne sont plus des travaillants mais des chats.
Une métaphore acérée du monde du travail qui se vide
de son humanité, un monde que dépeint l'auteur avec un cynisme
rigoureux et parfois chirurgical particulièrement dérangeant.
ISBN : 978-2-917897-01-0 / 18,50 € ttc
Perdre la mémoire et voilà que l'on se retrouve face aux
choses vidées de leur substance, de leur sens. Le lien s'est rompu
avec le passé et les éléments de la réalité.
Une réalité poreuse qui se scinde à mesure que l'on
s'incruste dans les interstices du temps. Alors il faut faire avec. Suivre
le peu d'intuition qu'il reste, en écoutant le corps et les sens.
Plisse est enfermé dans un institut neuropsychologique où
on lui apprend qu'il est amnésique et qu'il a tenté de se
suicider.
Au contact des autres pensionnaires — personnages truculents qui ont
effectivement existés — il réapprend à se reconstruire
même si certains phénomènes étranges le laissent
parfois perplexe.
