Oeuvres

"Conchito", Pascal Juan

"Conchito" - Pascal Juan

"Conchito, jeune homme bien de sa personne ferait ménage chez dames seules.
Tenue très très décontractée
Pas sérieuses s'abstenir..."

C'est dans une laverie automatique, confronté à l'impudeur de celles qui plient méticuleusement leur lingerie fine aux yeux de tous, que le futur "Conchito" trouve enfin l'idée qui va lui permettre de gagner dignement sa vie.
Plutôt que d'aller compromettre ses breloques dans un théâtre douteux de PIgalle, il serait tout aussi judicieux, voire subversif, de les dodeliner au-dessus d'une moquette Louis Philippe en passant l'aspirateur.
En tout bien tout honneur, car créer sa petite entreprise même artisanale demande un sérieux et une rigueur propre à satisfaire ses clientes les plus exigeantes.
Mais il arrive que certaines rencontres déstabilisent parfois le fragile équilibre intérieur que l'on avait trouvé à la force du plumeau.
Pour Conchito, sorti tout nu du jardin d'Eden, cette fragilité se traduit par la sensation de voir rétrécir sa virilité de façon inéluctable, et par là même de disparaître tout entier.
Cette obsession tourmentée va peu à peu l'éloigner de la société et la gente féminine, pour finalement le plonger dans un véritable dénuement.
C'est dans un style jubilatoire teinté d'ironie et de dérision que Pascal Juan réussit à nous dépeindre un personnage non seulement désopilant mais aussi très attachant, que l'on a envie de suivre jusqu'au bout du chemin, sans doute parce qu'il nous ressemble.

ISBN : 978-2-917897-04-1 / 17€ ttc

"La fête immobile", Eric Pessan et Hervé Plumet

"La fête immobile"
Eric Pessan | Hervé Plumet

Aujourd'hui un phénomène nouveau et surprenant semble s'étendre dans le monde occidental grâce aux technologies d'internet. Il est désormais très possible pour chacun de nous de se retrouver un jour au milieu d'une foule convoquée là non pas pour une grève ou une manifestation ou un événement culturel mais parce qu'un rendez-vous sur internet a été pris, souvent d'ailleurs sans aucun motif si ce n'est d'être ensemble.
A l'heure de la mondialisation où le message que l'on nous délivre est celui de réduire à tous prix le collectif, de plus en plus de jeunes et moins jeunes éprouvent le besoin justement de retrouver un certain frisson collectif en dehors des matchs de foot ou des concerts. Même s'il arrive quelque-fois que ce frisson les amène à mettre en péril leur propre existence. L'essentiel est d'être ensemble.

ISBN : 978-2-917897-03-4 / 16,50 € ttc

Les travaillants - Grégoire Courtois

"Les travaillants" - Grégoire Courtois

Ici, nous sommes dans le royaume du travailler plus, mais à une époque située dans un futur post apocalyptique où les êtres humains en sont réduits à vivre dans des bureaux cloisonnés dans de grandes tours de verre d'un autre siècle. Ce ne sont plus des êtres humains mais des travaillants.
Dans leur box, prostrés sur leur écran, ces travaillants ne peuvent se défaire de la paranoïa qui les tenaille à longueur de journée, celle qui les maintient dans la crainte d'un système occulte qui peut à tout moment et au moindre écart les affecter à la rue, châtiment bien plus terrible que la mort.
Enfermés dehors, ce ne sont plus des travaillants mais des chats.
Une métaphore acérée du monde du travail qui se vide de son humanité, un monde que dépeint l'auteur avec un cynisme rigoureux et parfois chirurgical particulièrement dérangeant.

ISBN : 978-2-917897-01-0 / 18,50 € ttc

"On peut attendre longtemps à l'horizontale" Ivan Apostolo (Presque lune éditions)

"On peut attendre longtemps
à l'horizontale" - Ivan Apostolo

Perdre la mémoire et voilà que l'on se retrouve face aux choses vidées de leur substance, de leur sens. Le lien s'est rompu avec le passé et les éléments de la réalité. Une réalité poreuse qui se scinde à mesure que l'on s'incruste dans les interstices du temps. Alors il faut faire avec. Suivre le peu d'intuition qu'il reste, en écoutant le corps et les sens. Plisse est enfermé dans un institut neuropsychologique où on lui apprend qu'il est amnésique et qu'il a tenté de se suicider.
Au contact des autres pensionnaires — personnages truculents qui ont effectivement existés — il réapprend à se reconstruire même si certains phénomènes étranges le laissent parfois perplexe.