Informations supplémentaires

bd illus
nil couv















NIL
james turner

Traduction : Ariane Bataille

ISBN :978-2-917897-23-2/ parution le 13 avril 2018
242 p / 17 x 24 cm / 24 €
 
Couverture cartonnée
marquée à chaud couleur argentée


Extrait                                     



Habitant la ville de Nihilopolis, Monsieur Nul travaille sur le Derrida, un navire de déconstruction qui démolit les éclosions de croyances et idées révolutionnaires au fur et à mesure qu’elles se propagent. Accusé injustement de meurtre, il est contraint de fuir et se lance dans un périple invraisemblable, afin de trouver un sens à ce monde saturé de cynisme, où Destruction rime avec Désillusion, où le Rien est l’unique culte autorisé.
Véritable plongée philosophique dans un univers nihiliste absurde, cette dystopie satirique finira par mener Monsieur Nul au bord de l’espoir.
         


couv-debout          dos-debout          interieur1


interieur2         interieur3





Dès le début, et tout au long de l'ouvrage, il y a ces références à la littérature et à la philosophie (1984, des noms de personnages de littérature, d'auteurs ou d'artistes tels que Jack L'Éventreur, Sade, Electra, Vacher, etc., mais aussi Nietzsche ou Derrida, et sont mentionnées de nombreuses théories philosophiques). Sans compter les références directes ou indirectes à l'histoire, et la critique de l'univers politique tourné en dérision.
Bref, une dystopie jubilatoire qui se nourrit du passé et du présent en y ajoutant une bonne dose de cynisme et d'ironie.

Quant à l'intrigue elle-même, pouvons-nous considérer que l'accusation erronée de meurtre faite contre le protagoniste Monsieur Nul est réellement le fil conducteur ? On peut éventuellement y voir une narration post-moderne, un événement en suit un autre avec cohérence tout en passant de personnages à d'autres.  Ce qui prime, ce serait davantage une atmosphère, des discours absurdes et l'enchaînement de péripéties décalées, donnant lieu à une narration originale, avec un jeu de langage  qui crée sans cesse un décalage entre le contexte global et les mises en situation particulières des personnages.
Rappelons aussi que le gouvernement de Nihilopolis combat des idées et des discours.
Ce roman graphique est rempli de petits détails qui allègent l'arrière-plan social et politique de l'histoire : le nom même du premier duo de personnages (« Nul » et « Ooze »), la fabrique de canard en plastique à côté de la fabrique de bombes, les détectives de l'Enfer sentant le souffre et ayant un cheveu sur la langue, les commentaires et précisions en fond et filigrane de l'auteur lui-même (tels que les personnages de second plan qui se retrouvent systématiquement étiquetés)…
Un roman graphique intelligent, engagé et drôle, au graphisme original.

LE FILM





James Turner travaille comme illustrateur indépendant, directeur artistique et écrivain.   
En 2005, il écrit et illustre Nil : A Land Beyond Belief.
En 2007, il écrit la série Rex libris en deux tomes.
Suivra ensuite Warlord de Io une épopée de science fiction.
Ensuite il écrit Hell Lost, une bande dessinée en ligne sur une contre-révolution dans le Royaume Infernal (www.jtillustration.com/hell).
Plus récemment, il a complété son premier roman jeune adulte, Theo Paxstone et le Dragon d’Adyron, une collision de conte de fées médiévale et de punk à vapeur.
Récemment, il a réalisé un court métrage à partir d’une séquence de NIL.



 

 
actua-bd  SEPTEMBRE 2018 : Vaguement steampunk et étonnamment cohérent, ce monde a été truffé par son créateur de références à nos habitudes, mais aussi aux systèmes économiques et politiques qui ont émaillé notre histoire. Les références sont également littéraires et philosophiques : Derrida, Nietzsche, Orwell... Elles ajoutent à la cohérence du propos ainsi qu’à l’ironie dans laquelle baigne Nil. Si l’ensemble n’est pas des plus légers, l’originalité est bien présente et est renforcée par un graphisme minutieux, fait de traits simples voire schématiques pour les personnages et d’une multitude de détails pour les décors.
Nil est donc une bande dessinée à découvrir, qui mérite que nous passions par-delà sa relative longueur pour laisser naître en nous de fructueuses réflexions sur le monde auquel nous participons. Frédéric Hojlo
LIRE LA SUITE

canal-bd JUIN 2018 : Solidement appuyé sur un dessin en noir et blanc minutieux et envoûtant, James Turner nous plonge dans un univers à mi-chemin entre Kafka et le Brasil de Terry Gilliam, pour un voyage unique aux confins de la philosophie et de l'humour. Olivier Maltret

Les Libraires ensemble Mai 2018 :
Ce roman graphique est un petit bijou, inclassable, à l’univers foisonnant, au sens du détail exceptionnel, à l’humour noir élégant, fin et intelligent !
Lire la suite