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La maison qui grince
karrie fransman
Traduction : Magali Trinquier  

ISBN :978-2-917897-09-6/ paru le 11 avril 2014
208 p / 17,9 x 26,8 cm / 20 €
 
Couverture découpée


couverture-maison-500  couverture découpée        maison-p1  extrait              



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La maison qui grince est un conte moderne poétiquement tragique sur la vie cloisonnée citadine. L’histoire se déroule quasiment en huit clos dans cet immeuble vétuste où le tumulte étrange fantasmatique de voisins aux moeurs parfois dissolues traverse les parois insalubres, ou s’immisce en borborygmes dans les tuyauteries déglinguées...
Lorsque Barbara emménage dans cet immeuble afin d’intégrer une école d’esthétisme, elle pense à un immeuble comme un autre. Mais, dans le silence de la nuit, comme un corps qui se réveille, les bruits de la demeure se mettent à craqueler, à s’amplifier dans la pénombre, à résonner dans les cloisons et les tuyauteries humides. Des gargouillis, des tintements métalliques, des halètements de copulation, des gémissements, des chants orgiaques, tout y passe.

C’est dans cette atmosphère insolite, que nous découvrons une galerie de personnages atypiques :
Matt, spécialisé dans la retouche photo qui ne peut toucher aucune femme ; Janet la diététicienne concentrée sur son régime, tourmentée et harcelée la nuit par une voix de diva orgiaque appartenant à la plantureuse et hédoniste Marion, tout en chair voluptueuse et matriarche du front des fêtards de minuit ; Brian, le trentenaire obsédé par les femmes malades, squelettiques ou morbidement obèses ; Madame Durbach qui ne peut exister qu’en disparaissant dans un arrière plan tel un caméléon.
Tout en explorant les thèmes de l’image du corps, de la sexualité, de la solitude, du destin individuel et de l’isolement de la vie urbaine, cet immeuble qui se délabre tout au long du livre n’est finalement que la métaphore d’un désarroi sociétal profond.










Après plusieurs belles années sur la scène comics underground, l’autobiographie de Karrie en bande dessinée "My World aise" est publiée à l’arrière du G2 de The Guardian. Sa fiction graphique "The Night I Lost My Love" apparaît dans la section du Times Times2 . Lire la suite...

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ZOO N°53 DE MAI-JUIN 2014 : Roman graphique anglais, La Maison qui grince c'est un peu Mon HLM de Renaud, à la sauce acide. La couverture, maquettée comme des fenêtres d'immeuble laissant percevoir l'intimité des gens, ne nous laisse guère de doute. Ça va être violent.
Maniaque des régimes, adepte des femmes en fin de vie, orgiaques hédonistes... On découvre tout jusqu'à connaître le secret de Barbara et se laisser surprendre à notre tour. Yaneck Chareyre
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d
BD : « Sa bichromie au fond bleu donne à ce roman graphique une atmosphère à la fois rassurante et inquiétante. On est comme happé malgré nous dans cet univers au charme discret de la folie. Paranoïa, comportements autodestructeurs, obésité morbide, dépression sont les ingrédients de ce récit finalement assez terrifiant. Mais sublime. » Frédérique Pelletier
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LABDDECRYPTEE.COM :
Avec La Maison qui grince, c'est un quatrième titre qui vient rejoindre la collection Lune Froide des éditions Presque lune après les très bons Kit de survie jusqu'à 18 ans, Alois Nebel et Les aventures d'Ultra-chômeur. Et, autant le dire tout de suite, avec La Maison qui grince, l'éditeur rennais confirme qu'en matière de roman graphique c'est un éditeur sur lequel il faut désormais compter ; la maison d'édition réussissant de nouveau le pari de nous surprendre avec un roman graphique venu d'ailleurs. Cette fois-ci, l'éditeur nous fait découvrir la britannique Karrie Fransman dont la fiction graphique, La Maison qui grince, a été choisi comme roman graphique du mois dans The Observer. Romain Delannoy
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Librairie contrebandes :
Malmenés par la vie, les habitants d’un immeuble décrépi attendent que quelque chose arrive sans savoir exactement quoi. Pour sortir de l’étouffement, donner un sens à leur existence, trouver l’amour, prendre leur revanche ou simplement être vus. L’événement aura finalement lieu et chacun réussira, même brièvement, à toucher l’inaccessible. À quoi bon ? Lecture amère et fascinante. Les éditions Presque Lune, après Ultra-chômeur et Alois Nebel, livrent un troisième ouvrage hors-normes : à suivre de près.
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L'avis des bulles de juin 2014 :
La première chose qui frappe lorsqu’on tient La maison qui grince entre les mains, c’est sa couverture découpée. Les fenêtres de la maison laissent glisser l’oeil du lecteur à l’intérieur de l’ouvrage, qui souhaite en savoir plus, regarder ce qui se passe à l’intérieur des appartements. Et c’est ainsi, en tournant avec avidité la première page, que nous devenons d’emblée voyeur, cherchant à pénétrer l’intimité des personnages, à découvrir ce que la bâtisse cache sous sa robe. Karrie FRANSMAN nous entraîne alors dans un huis clos à l’atmosphère insolite, rempli de personnages atypiques, étranges et vaguement inquiétants. Elle réussit cependant le pari fou de les rendre attachants et parfois même poétiques. Romain Pierrot
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BEDEO DE JUIN 2014 :
Pour donner vie à son histoire, l’auteure adopte un style particulier pour nous entraîner entre ces murs. Le choix des couleurs est étonnant et frappe dès la couverture : Bleue et surtout découpée, afin de voir des morceaux de la page de garde, comme si vous regardiez à travers les fenêtres de la maison ! Fascinant et astucieux. Ce bleu est l’unique couleur omniprésente qui laisse peu de place au noir et blanc pourtant bien présent. Un choix fort pour une histoire forte. Les personnages sont aussi stylisés, peu réalistes mais pas caricaturaux pour autant. David Neau
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The Observer, Roman graphique du mois
:
« Dans un monde où les gens en savent toujours moins sur leurs voisins, ce roman graphique est à la fois un fantasme... et un conte moral. Quiconque s’est déjà retrouvé allongé sur son lit la nuit, à écouter le son de voix inconnues de l’autre côté du mur en carton plâtre, prendra un grand plaisir à découvrir la façon dont [l’auteure] laisse libre cours à son imagination. Drôle... magnifiquement illustré... ce livre pourrait aussi bien être vivant.»

Nicolas Roeg Review : « KARRIE FRANSMAN transgresse toutes les règles de la narration ; accumulées au cours du dernier millénaire. Elle crée tout d’abord une confusion, qui soudainement éclate comme la plus évidente et la plus simple réalité [...] »
 


 

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