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pascal juan

ISBN : 978-2-917897-07-2/ PARU LE 31 octobre 2014
240 p / 14 x 20cm / 18 €



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Au chômage depuis trop longtemps, Patrick s’efforce de trouver l’idée qui va lui permettre de gagner dignement sa vie et sa place dans la société.
Fin connaisseur des niches commerciales pour avoir tâté de l’intérim, il décide finalement de créer sa petite entreprise de ménage, en tenue d’Adam.
S’enchaînent alors les contrats chez de vieilles dames bien dignes, et une clientèle des plus singulières. Parfois une main s’égare mais Conchito ne couche pas, qu’on se le dise ! Sorti tout nu du jardin d’Éden, il ne demande qu’à exercer tranquillement le maniement de l’aspirateur en dodelinant des bijoux de famille, comme un honnête petit artisan.
Sur fond de précarité sociale et dans un style jubilatoire teinté d’ironie et de dérision, Pascal Juan réussit à nous dépeindre un personnage désopilant et désabusé, vivant dans un monde devenu insensé.

 



À travers le parcours de Conchito, l’auteur aborde, avec un humour grinçant, les questions de l’identité masculine et de la recherche de nouveaux codes de virilité. Il traite de l’exclusion sociale et sexuelle, de l’homme dit
« moderne », déstabilisé dans un monde qui a balayé les anciens repères.






Si Octave Mirbeau nous a donné Le Journal d'une femme de chambre, Pascal Juan, soucieux de cette parité en vogue un siècle plus tard, nous donne à suivre, caméra sur l'épaule, les tribulations d'un “homme de ménage”, son aspirateur sous le bras. Mirbeau n'a sans doute jamais été bonne à tout faire. Mais qu'en est-il du coup de balai de Pascal Juan ?
« Madame Bovary, c'est moi », a un jour écrit Flaubert (même si on sait depuis, grâce à des analyses au carbone 14 que ce n'était pas lui, mais un cousin qui lui ressemblait vaguement). Pascal Juan, lui, est-il Conchito ?
Exilé au fin fond du Limousin, on dit qu'il porte constamment un chapeau afin que les satellites les plus puissants ne l'identifient pas. La légende affirme même que les miroirs ont renoncé à refléter son image, par lassitude. Quelques Limougeauds, pourtant, se targuent d'en savoir plus que les autres. D'aucuns se vantent d'avoir partagé des repas avec lui, et ajoutent qu'il ne mange pas très proprement. D'autres prétendent qu'il est mort depuis des lustres mais que son électrisante lumière ne nous parvient qu'aujourd'hui. Du fond de son caveau, Romain Gary jure que, cette fois, Juan ce n'est pas lui !
Une voix un peu plus crédible que les autres, puisque c'est celle de l'auteur, mais étouffée sous un mouchoir, laisse entendre que Conchito est pour 90% une fiction et pour 90% l'exacte réalité.
Seules, peut-être, certaines bourgeoises vieillissantes de la cité porcelainière pourraient parler. Parler d'un jeune homme bien élevé, propre sur lui, et qui, pourtant, n'hésite pas à jeter sa culotte sur les bras de leurs fauteuils en velours. Mais bien malin qui ira leur arracher cet aveu. Pascal Juan, le Fantomas nu des quartiers rupins, peut encore aspirer... à de beaux jours de quiétude.

 

rub presse


« Le roman de Pascal Juan commence donc sur ce portrait truculent d'un chômeur au désespoir, prêt à donner de sa personne pour gagner sa vie. Le style est vif, très incisif, bourré de métaphores inattendues. Et drôle surtout. Qui aurait pu croire que l'on puisse autant rigoler au sujet de la précarité ? » Recrut.com

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« J'aurais adoré découvrir ce manuscrit. » Benoît Virot - éditeur au Nouvel Attila

« Les mémoires de cet as du ménage en tenue d’Adam sont un feu d’artifice de métaphores, de jeux de mots et de mises en situation qui sont autant de regards portés vers les abysses que nous côtoyons. Chronique sociale, étude de mœurs, projection et affirmation des fantasmes assumés, ce roman décapant souffle sur les braises de l’absurdité pour mieux stigmatiser ce bât qui blesse tant dans l’indifférence générale... » François Xavier - Le littéraire

« Impeccablement écrit, émaillé d'un humour grinçant et d'une tristesse ambiante, la plume de Pascal Juan - doublant le plumeau de Conchito – est un vrai régal, là, où, n'en doutons pas, plus d'un auteur se serait noyé dans une grossièreté sans fond. »  Martine L. Petauton - Reflets du temps



 

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