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litterature illus

ISBN : 978-2-917897-02-7/ paru le 15 décembre 2011
160 p / 14 x 20cm / 14 €



Babelheim vient de perdre son idiot !
Les habitants sont atterrés. Un village peut-il continuer à vivre dans ces conditions ?
Après de multiples annonces passées dans les journaux, les habitants voient enfin dé­barquer un homme providentiel et mystérieux.
Parfait, le bien nommé, accepte avec prestance son statut d’idiot et tous les avantages attachés à cette fonction.
Mais s’agit-il d’un usurpateur ou, tel un messie, d’un véritable idiot doté de dons exceptionnels ?






Être idiot, un art de vivre ?

Le grec idiôtês (de l’adjectif idios) est quelqu’un de particulier, de singulier, solitaire.
En latin, idiota, ae (n. m.) est quelqu’un sans instruction, sans expérience, un sot.
En période difficile, nous serions presque enclin à envier le statut d’idiot philosophe d’autrefois tant son caractère « innocent » le protégeait de certaines obligations et l’extirpait ainsi de toute compétition sociale.
Parfois moqué ou désigné pour quelques tâches ingrates, dans les campagnes traditionnelles et religieuses l’idiot avait toutefois la fonction particulière de conjurer certaines influences néfastes. Il arrivait même que, prédisposé à certaines vertus christiques, par sa bonté, son côté visionnaire, ses saillies philosophiques et subversives dénonçant sans tabous les discours tout fait, réinventant ainsi un monde plus proche du réel et des humains, il puisse prétendre à des fonctions spirituelles supérieures.
Aujourd’hui, dans un monde où le rendement est la mesure de toute chose, l’idiot du village a quasiment disparu, et quand il ne vit pas caché, on le retrouve souvent dans certains établissements psychiatriques.

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Michel Rietsch est né à Strasbourg en 1956, mais a grandi non loin, à Geispolsheim. Ce village agricole abritait également son grand-père maternel qui, à grands coups de philosophie de comptoir, l’éduqua pour en faire un Alsacien reconnaissant.
Au cours d’une scolarité qui se déroulait en filigrane d’autres prérogatives plus bucoliques, le jeune Michel apprit néanmoins l’existence de Rabelais, de Stendhal, et plus tard celles de Henri de Monfreid, de Curwood, ainsi que celle de Jack London. Ce sont véritablement les écrits de ces derniers qui baliseront ses rêves de voyages et de liberté.

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