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litterature illus

ISBN : 978-2-917897-01-0 / paru le 16 novembre 2009
252 p / 15 x 21cm / 18,50 €  SOLDÉ À 13 € sur notre site ICI



Ici, nous sommes dans le royaume du travailler plus, mais à une époque située dans un futur post apocalyptique où les êtres humains en sont réduits à vivre dans des bureaux cloisonnés dans de grandes tours de verre d'un autre siècle. Ce ne sont plus des êtres humains mais des travaillants.
Dans leur box, prostrés sur leur écran, ces travaillants ne peuvent se défaire de la paranoïa qui les tenaille à longueur de journée, celle qui les maintient dans la crainte d'un système occulte qui peut à tout moment et au moindre écart les affecter à la rue, châtiment bien plus terrible que la mort.
Enfermés dehors, ce ne sont plus des travaillants mais des chats.
Une métaphore acérée du monde du travail qui se vide de son humanité, un monde que dépeint l'auteur avec un cynisme rigoureux et parfois chirurgical particulièrement dérangeant.






Pour écrire son livre, Grégoire Courtois s'est appuyé sur certains articles très convaincants traitant du suicide au travail, de la pression patronale, la cohésion de groupe mise à mal, le temps de travail au Moyen-âge...
Des études ont quantifié plus d'un suicide par jour directement lié au travail. Lien pdf
L'actualité nous rappelle encore une fois cruellement que la démocratie en entreprise est très limitée. Au bout du rouleau, en ce juillet 2009, un employé de France telecom s'est jeté par la fenêtre de son bureau, ne pouvant faire face à la pression de ses supérieurs.
Certains sociologues comme François Vatin commencent à s'interroger sur la valeur travail, du latin tripalium à la sonorité médicamenteuse qui, à l'origine, était un instrument de torture. "La représentation mécanique du travail comme dépense de force s'est imposée comme une évidence scientifique !
Le travail est de l'énergie mesurable, et rien d'autre. On ne parle plus des effets du travail sur la nature, ni de sa qualité, voire de son rôle social, on ne parle que de quantité. [...] Notre fascination pour la mesure issue de la mécanique et de la physiologie, notre attirance pour les images ayant trait à l'effort, la dépense énergétique, la performance nous trompent sur le sens véritable du travail. [...] La fatigue comme le rendement sont des phénomènes sociaux qu'il est impossible de quantifier de manière homogène. Le travail se situe au croisement de la technique, de l'économie et de l'organisation sociale, il n'est pas une valeur en soi. La productivité du travail n'est pas pensable en termes de dépense de force ; elle ne s'apparente pas à de l'énergie mesurable. Pourtant, nous continuons à raisonner ainsi." Extrait d'un article dans Marianne à propos du livre Le travail et ses valeurs de François Vatin.
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Grégoire Courtois est né en 1978, vit et travaille à Auxerre. En tant que journaliste et chroniqueur, il collabore depuis 2001, sous le pseudonyme de « troudair », au webzine Fluctuat.net et sur le blog AEIOU consacré à l’art numérique. Depuis 2002, il mène avec le cinéaste et photographe Jean-Luc Perreard le projet « tommytommy ». En 2006, le metteur en scène Jean-Marie Perret monte sa pièce « Peu de risques d’inondation ce printemps au Manitoba », conçue à partir de fragments de ses textes et dont la première a lieu au Théâtre d’Auxerre la même année. En 2009, sa pièce « La première ville de l’histoire de l’Humanité » est créée dans une mise en scène de Florent Fichot.






« Courtois signe là un texte brillant qui sans toucher à rien, sans prendre partie de manière flagrante, uniquement en décrivant une situation étrange comme si elle était d'une banalité affligeante, en rend toute la saveur. »
Laurent Greusard
K-LIBRE

« On en sort toutefois ébahi par la force de la construction et par la puissance noire qui émane de cette parabole qu’on ne peut s’empêcher de prendre au sérieux. »
Benjamin Berton
FLUCTUAT

 

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